Auto-entrepreneur 2026

Le régime auto-entrepreneur en 2026 : plafonds, cotisations et obligations

Temps de lecture : 8 min | Thématique : Création d’entreprise

Avec plus de 4 millions de micro-entrepreneurs immatriculés en France, le statut auto-entrepreneur reste le point d’entrée incontournable pour se lancer à son compte. En 2026, deux évolutions majeures sont à retenir : les plafonds de chiffre d’affaires ont été revalorisés pour 2026-2028, et le taux de cotisations des professions libérales SSI passe à 25,6 %. Ce guide fait le point à partir des données publiées par autoentrepreneur.urssaf.fr, service-public.fr et economie.gouv.fr.

Les plafonds de CA 2026

Pour bénéficier du régime micro, le CA annuel encaissé (HT) ne doit pas dépasser :

Nature de l’activitéPlafond annuel 2026
Vente de marchandises (achat-revente, restauration, hébergement)203 100 €
Prestations de services (BIC ou BNC) et hébergement83 600 €
Activité mixte203 100 € total, dont 83 600 € max pour les services

Un seul dépassement ne fait pas perdre le statut : il faut dépasser les plafonds deux années consécutives pour basculer au régime réel. En cas de début d’activité en cours d’année, les plafonds sont calculés au prorata temporis.

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Les taux de cotisations sociales 2026

Les cotisations sont calculées en appliquant un taux fixe au CA encaissé. Aucune cotisation n’est due si le CA est nul. Taux confirmés par autoentrepreneur.urssaf.fr et bpifrance-creation.fr :

Catégorie d’activitéTaux cotisations 2026Avec versement libératoire
Vente de marchandises (BIC)12,3 %13,3 %
Prestations de services commerciales / artisanales (BIC)21,2 %23,0 %
Professions libérales — régime général (SSI)25,6 %27,8 %
Professions libérales — CIPAV23,2 %IR séparé
⚠️ Hausse pour les libéraux SSI : le taux passe de 24,6 % en 2025 à 25,6 % en 2026, en application d’une montée en charge progressive depuis 2024 liée à l’extension des indemnités journalières maladie. Hausse initialement prévue à 26,1 %, plafonnée à 25,6 % (sources : autoentrepreneur.urssaf.fr, bpifrance-creation.fr).

Versement libératoire de l’IR

Option permettant de payer l’IR simultanément aux cotisations. Taux 2026 (hors cotisations sociales) : vente 1 %, services BIC 1,7 %, professions libérales BNC 2,2 %. Condition : revenu fiscal de référence 2024 du foyer ≤ 29 315 € par part. Demande avant le 30 septembre N-1.

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Arona Expertise accompagne les créateurs d’entreprise de l’Isère

Franchise en base de TVA

L’auto-entrepreneur ne facture pas la TVA et ne la récupère pas sur ses achats. Mention obligatoire sur toutes les factures : « TVA non applicable — art. 293 B du CGI ».

L’ACRE en 2026

Exonération de 50 % des cotisations pendant les 4 premiers trimestres civils. À partir du 1er juillet 2026, le taux d’exonération sera réduit à 25 % pour les nouvelles créations (source : economie.gouv.fr). Demande à effectuer auprès de l’URSSAF à la création.

Obligations administratives

  • Déclaration de CA : mensuelle ou trimestrielle sur autoentrepreneur.urssaf.fr, même si CA = 0
  • Livre des recettes : tenu chronologiquement avec références des factures
  • Factures conformes : obligatoires pour tout client professionnel
  • Compte bancaire dédié : obligatoire si CA > 10 000 € pendant 2 ans consécutifs
  • CFE : due si CA > 5 000 €

Ce qu’il faut retenir pour 2026

  • Plafonds revalorisés : 203 100 € (vente) et 83 600 € (services)
  • Cotisations libéraux SSI : 25,6 % (hausse vs 24,6 % en 2025)
  • ACRE : 50 % jusqu’au 30 juin 2026, puis 25 % pour les nouvelles créations
  • Mention TVA obligatoire : « TVA non applicable — art. 293 B du CGI »
  • Déclaration CA obligatoire même à zéro

FAQ : Auto-entrepreneur 2026

Oui. Les plafonds ont été revalorisés pour la période 2026-2028 : 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services et activités libérales, conformément aux informations publiées par l’URSSAF et service-public.fr.

Un dépassement sur une seule année ne fait pas perdre le statut. Il faut dépasser les seuils pendant deux années consécutives pour basculer automatiquement vers le régime réel au 1er janvier de l’année suivante, avec obligation de tenir une comptabilité complète et de facturer la TVA si applicable.

Non. Le régime micro repose sur un abattement forfaitaire appliqué au CA : 71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC. Si les frais réels dépassent cet abattement, le passage au régime réel peut être plus avantageux.

Cette hausse s’inscrit dans une montée en charge progressive engagée depuis 2024 pour financer l’extension des indemnités journalières maladie aux professions libérales relevant du régime général (SSI). Le taux passe de 24,6 % en 2025 à 25,6 % en 2026, plafonné à ce niveau au lieu des 26,1 % initialement prévus.

Oui : activités agricoles relevant de la MSA, certaines professions libérales réglementées (notaires, officiers ministériels), activités relevant de la TVA immobilière, locations d’immeubles non meublés, et activités impliquant un capital social minimum obligatoire.

Oui, la déclaration de CA est obligatoire chaque mois ou trimestre, même à zéro. En cas de non-déclaration, une pénalité forfaitaire s’applique, et l’URSSAF peut procéder à une taxation d’office sur une base forfaitaire majorée.

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Article rédigé par Arona Expertise, cabinet comptable à Meylan, au service des entrepreneurs de Grenoble et de l’Isère.

Mis à jour en juillet 2026 — Sources : autoentrepreneur.urssaf.fr, economie.gouv.fr, service-public.fr, bpifrance-creation.fr

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