Thématique : Création d’entreprise
C’est l’une des premières questions que se posent les porteurs de projet : combien faut-il prévoir pour créer son entreprise ? La réponse varie considérablement selon le statut juridique choisi — de la micro-entreprise totalement gratuite à la société commerciale qui implique plusieurs frais obligatoires cumulés. Depuis le passage au guichet unique de l’INPI, toutes les formalités de création se font sur une plateforme unique, avec des tarifs publics et transparents. Voici le détail exact des coûts à prévoir en 2026, selon votre statut.
Bonne nouvelle pour les porteurs de projet qui démarrent en solo : l’immatriculation d’une micro-entreprise est entièrement gratuite via le guichet unique de l’INPI, quelle que soit la nature de l’activité — commerciale, artisanale ou libérale. Aucun capital social n’est requis, et aucune annonce légale n’est à publier.
Une seule exception : les agents commerciaux, qui doivent s’inscrire au registre spécial des agents commerciaux (RSAC), pour un coût d’environ 23 €.
Pour une entreprise individuelle classique, soumise au régime réel (et non au régime micro-social), les frais d’immatriculation dépendent de la nature de l’activité :
| Nature de l’activité | Frais d’immatriculation |
|---|---|
| Commerciale (immatriculation RCS) | Environ 23 € — aucune annonce légale requise |
| Artisanale (immatriculation RM) | Environ 45 € |
| Libérale | Gratuit |
Pour l’entreprise individuelle, contrairement aux sociétés, aucune annonce légale n’est obligatoire et aucune déclaration des bénéficiaires effectifs n’est requise, ce qui allège considérablement le coût et la complexité de la formalité.
La création d’une société (SARL, SAS, EURL, SASU, SA) implique nécessairement plusieurs frais cumulés, indépendants de la forme juridique exacte choisie :
À ces frais d’immatriculation s’ajoute obligatoirement la publication d’une annonce légale, dont le tarif varie selon la forme juridique de la société et le département de publication :
| Forme juridique | Coût indicatif de l’annonce légale |
|---|---|
| EURL | À partir de 124 € |
| SARL | Environ 148 € |
| SASU / SAS | Environ 199 € |
| SA | Jusqu’à 399 € |
Au total, le budget incompressible pour créer une SARL s’élève donc à environ 200 €, et celui d’une SAS à environ 250 €, hors frais d’accompagnement éventuel pour la rédaction des statuts.
Les sociétés civiles, dont la plus courante est la SCI (société civile immobilière), suivent un barème légèrement différent des sociétés commerciales :
Le budget total pour créer une SCI s’élève donc à environ 270 € de frais légaux incompressibles.
Les frais légaux décrits ci-dessus sont identiques quelle que soit la qualité de préparation du dossier. Ce qui fait réellement varier le budget global, c’est le choix de l’accompagnement pour la rédaction des statuts. Faire appel à un professionnel — avocat, notaire ou expert-comptable — représente la garantie d’un dossier juridiquement sécurisé et adapté à votre situation réelle.
Les honoraires de rédaction des statuts démarrent généralement entre 1 500 € et 2 500 € HT, selon la complexité du projet, le nombre d’associés et le niveau d’accompagnement souhaité (choix du régime fiscal et social, structuration du capital, rédaction d’un pacte d’associés).
Pour des projets simples (un seul associé, activité standard), un accompagnement allégé peut suffire. Dès que la structure devient plus complexe — plusieurs associés, apports en nature, pacte d’associés, anticipation d’une levée de fonds — un accompagnement approfondi sécurise considérablement le projet et évite des coûts de correction bien plus élevés ultérieurement.
| Statut | Coût légal incompressible 2026 |
|---|---|
| Micro-entreprise | Gratuit |
| Entreprise individuelle libérale | Gratuit |
| Entreprise individuelle commerciale | ~23 € |
| Entreprise individuelle artisanale | ~45 € |
| EURL | ~180 € |
| SARL | ~200 € |
| SASU / SAS | ~250 € |
| SCI | ~270 € |
| SA | ~450 € |
Oui, l’immatriculation d’une micro-entreprise est entièrement gratuite via le guichet unique de l’INPI, quelle que soit la nature de l’activité — commerciale, artisanale ou libérale. Aucun capital social n’est requis et aucune annonce légale n’est à publier. La seule exception concerne les agents commerciaux, qui doivent s’acquitter d’environ 23 € pour leur inscription au registre spécial des agents commerciaux (RSAC).
Le budget légal incompressible s’élève à environ 200 € pour une SARL et 250 € pour une SAS, en cumulant les frais d’immatriculation au RCS (33,83 €), la déclaration des bénéficiaires effectifs (19,33 €) et la publication d’une annonce légale (environ 148 € pour une SARL, 199 € pour une SAS). Ce montant n’inclut pas les honoraires de rédaction des statuts, qui démarrent généralement entre 1 500 € et 2 500 € HT en cas d’accompagnement par un professionnel, ni le dépôt du capital social.
Le tarif d’une annonce légale dépend à la fois de la forme juridique de la société et du département de publication. Les tarifs sont réglementés par arrêté ministériel et calculés en fonction du contenu obligatoire de l’annonce, qui varie selon le type de société (mentions spécifiques sur le capital, la gouvernance, les associés). Une SA, dont le formalisme statutaire est plus lourd, génère une annonce légale plus coûteuse qu’une EURL.
Oui, pour toutes les sociétés (SARL, SAS, EURL, SNC, sociétés civiles…), la déclaration des bénéficiaires effectifs (DBE) est obligatoire et coûte 19,33 € en 2026. Elle s’effectue simultanément à l’immatriculation, directement sur le guichet unique de l’INPI. Les entreprises individuelles et les micro-entrepreneurs ne sont en revanche pas concernés par cette obligation, qui ne s’applique qu’aux personnes morales.
Les honoraires d’un avocat, d’un notaire ou d’un expert-comptable pour la rédaction des statuts démarrent généralement entre 1 500 € et 2 500 € HT, selon la complexité du projet, le nombre d’associés et l’étendue de l’accompagnement (choix du régime fiscal et social, structuration du capital, rédaction d’un pacte d’associés). Si ce coût représente un investissement initial, il permet d’éviter des erreurs fréquentes dont la correction ultérieure s’avère généralement bien plus coûteuse que l’accompagnement initial.
Le dépôt du capital social lui-même n’entraîne pas de frais obligatoires de la part de l’administration : il s’agit simplement de virer les fonds sur un compte bloqué jusqu’à l’immatriculation. En revanche, certaines banques peuvent facturer des frais de gestion du compte de dépôt, généralement modestes voire offerts dans le cadre d’une offre de compte professionnel. Le capital n’est débloqué qu’après présentation du Kbis attestant de l’immatriculation effective de la société.
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